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Accueil du site > PROJET DE L’UMR IDEES

Projet de l’axe thématique 1 : environnements portuaires, transports, déplacements

par Thibaut - publié le , mis à jour le

A. PRESENTATION DE L’AXE

L’axe 1 nouvellement intitulé « Environnements portuaires, Transports, Déplacements » correspond à une évolution de l’axe « Acteurs et formes de la mobilité » présent dans la précédente habilitation dans le but d’affirmer la spécificité des recherches menées au sein de l’UMR sur deux champs particuliers : la ville-port comme lieu de vie, de sociabilités et d’activités d’une part ; les transports d’autre part.

Circulation des flux et appréhension des mutations spatiales sont en effet les deux axes principaux de la recherche sur les transports qui est la thématique originelle développée au sein du laboratoire CIRTAI puis de l’équipe IDEES de l’université du Havre. Sans qu’elle revête un aspect exclusif, cette orientation de recherche a toujours consacré une place essentielle au milieu portuaire. Toutefois, par un mouvement naturel né de la réflexion sur la fonctionnalité des pratiques et facilité par l’ouverture disciplinaire qui caractérise cette équipe, cet axe de recherche originel s’est élargi peu à peu, à partir du cadre de réflexion théorique dont disposent les chercheurs depuis plus de trente ans sur le thème de l’identité, vers une réflexion qui privilégie plus particulièrement la connaissance de l’originalité de l’environnement sociétal des espaces concernés.

A.1. Membres de l’axe

Porteurs de l’axe :

- DEPREZ S. (MCF, U. LE HAVRE), géographie
- SAUNIER E. (MCF, U. LE HAVRE), histoire

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A.2. Objectifs majeurs de l’axe et des sous axes

A.2.1. Sous-axe 1 :« Identités », une continuité évolutive de la recherche engagée au sein de l’axe Acteurs de la Mobilité (2010-2015)

Le projet de développement du sous-axe « Identités » au sein d’un nouvel axe de l’UMR renommé Environnements portuaires, Transports, Déplacements résulte à la fois de l’élargissement naturel des perspectives de l’axe originel Acteurs de la mobilité (2010-2015) lié à l’arrivée progressive de nouveaux chercheurs durant cette période et à l’affirmation de leurs pistes de recherches au sein de cet axe. Centrée, à partir de la polysémie du concept de mobilité, autour d’un travail portant sur l’étude des processus de construction identitaires et des phénomènes de discrimination et de ségrégation qui les accompagnent, l’approche menée durant ces 5 ans par des chercheurs qui se rattachent à ce sous-axe consiste, à partir de critique de la position essentialiste sur laquelle s’est développée la réflexion contemporaine sur le concept d’identité, à partir notamment de l’étude de groupes professionnels et culturels, pour la plupart représentatifs du milieu portuaire, de la complexité des constructions identitaires liée à l’interaction entre celles-ci et les contextes sociétaux et culturels dans lesquelles elles se mettent en place. Au sein de ce sous-axe, les deux directions de recherche suivantes, dont la structuration croissante doit aux productions scientifiques réalisées durant les années 2010-2015, vont organiser l’activité scientifique des chercheurs pour les années à venir.

A.2.1.1. DR 1 : Identités et représentations professionnelles

Ce chantier s’appuiera sur la réflexion engagée notamment par les recherches de Christian Chevandier et John Barzman. A partir de l’étude des professions de cheminot, d’infirmière, de policier et du métier de docker notamment, les chercheurs auront pour objectif d’approfondir l’étude des modes de construction des identités professionnelles. D’autres travaux conduits au sein de l’axe Acteurs de la Mobilité UMR ayant élargi les perspectives d’analyse à l’étude de l’influence des engagements politiques (marins de l’Internationale communiste) et syndicaux (syndicalistes de la CFDT –à travers le rapport qu’ils entretiennent à l’international ; membres du Bureau International du Travail) dans l’étude des constructions identitaires, ces nouvelles orientations constitueront également un aiguillon pour cette première direction de travail.

A.2.1.2. DR 2 Identités et représentations en Normandie

Ce second chantier repose sur un constat : la croissance et les convergences d’études menées par les chercheurs d’Acteurs de la mobilité à l’échelle d’une région normande porteuse d’une forte interrogation sur l’Identité. Dans cette perspective, les chercheurs étudient l’originalité des constructions identitaires liées à l’ancienneté de l’occupation des paysages et des hommes, les formes d’appropriation de figures historiques. Les approches concernant les pratiques culturelles observables en Normandie dans des périodes plus récentes (étude de la presse, de la sociabilité, des comportements adoptés face aux migrants) et sur les formes que peuvent revêtir les mémoires urbaines dans une région dont l’histoire et l’évolution ont été marquées par la fonction maritime (passé esclavagiste, présence de la transat..) et par la nature des types d’industrialisation (mémoire des cités industrielles) s’étant également fortement affirmés , la recherche sur l’identité à l’échelle de cette région suggère un approfondissement qui se concrétisera notamment par la mise en place d’ateliers et de productions scientifiques collectives.

A.2.2. Sous-axe 2 : Transports, déplacements, logistique

La thématique des transports constitue l’un des champs de recherche historiques de l’UMR IDEES et un élément fort de son identité scientifique. Elle s’exprime depuis ses origines au travers des travaux menés au sein de son équipe havraise (ex-CIRTAI) sur les questions modales, la circulation et les flux de façon spécifique. L’activité appuyée sur ces orientations premières, régulièrement confortée par des travaux significatifs, s’enrichit désormais de nouvelles approches : des démarches transverses, autour des questions de modélisation, de risques, d’usages de technologies de l’information ou de mobilités par exemple ; une ouverture progressive des recherches sur la logistique, portuaire et urbaine. Une quinzaine de chercheurs - historiens, géographes, aménageurs et sociologues - travaillent sur ces problématiques de transports, de déplacements et de logistiques entendues au sens large et associent à leurs réflexions de nombreux doctorants sur les trois sites de l’UMR.

A.2.2.1 DR1 : Acteurs, formes et lieux de la logistique et du transport

A la notion d’acteurs sont ici rattachés deux corpus de recherche : le premier s’intéresse aux métiers des transports, qu’il envisage sous forme de portraits et de monographies pour restituer un statut, une condition, des professions. Les gens de la mer, les ouvriers du transport, les dockers apparaissent au coeur de nombreux travaux également intégrés dans le sous-axe Identités et représentations professionnelles. Le second considère les stratégies des acteurs aux différents niveaux de la chaîne logistique (entreprises de transport, transitaires, gestionnaires d’infrastructures, clients…) et dans la structuration, la mise en œuvre fonctionnelle et donc la forme des réseaux. Les études sur les contextes portuaires, sans être exclusives, retiennent l’attention du plus grand nombre. Le port y est envisagé comme point de contact pour l’entrée, le transit ou l’exportation des marchandises mais aussi comme lieu d’arrivée ou de départ pour les migrants. Tout à tour interface, escale, origine et/ou destination, le port vit et s’anime aux rythmes des flux, de biens et de personnes, auxquels s’intéresse aussi cet axe. Champ de recherche originel de l’UMR, l’étude de la circulation maritime (récemment élargie à la question des croisières) reste ancrée dans les pratiques, dans une double optique : l’acquisition et diffusion de connaissances multi-échelles (projet DEVPORT récemment) d’une part ; l’analyse de l’organisation et de la structuration de l’espace maritime et des hinterlands portuaires d’autre part.

A.2.2.2. DR2 : Les transports et les déplacements comme modalités de développement et méthodes d’approche des territoires

Le transport et la circulation ne sont plus ici la finalité première de la recherche mais sont envisagés comme des entrées pour appréhender, comprendre et analyser l’organisation, le fonctionnement et structuration des territoires. Les réseaux régulièrement évoluent, dans leurs formes et leur nature. Les pratiques de déplacement, individuelles et collectives, privés ou professionnels, elles aussi, changent et l’organisation des flux, de personnes et de marchandises, suit ces évolutions. De ces mouvements naissent un rapport toujours renouvelé à l’espace et parfois de nouvelles territorialités. Des recherches nombreuses envisagent ces questions à de multiples échelles (de l’intra-urbain à la macro-région) et au prisme de notions fortes (le développement, l’enclavement et l’accessibilité, l’articulation du local au global…) et d’approches thématiques (l’étalement urbain, le voyage, la durabilité…)

B. LE PROJET SCIENTIFIQUE

B.1. Analyse SWOT

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B.2. Tableau synthétique des projets en cours

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B.3. Les faits marquants envisagés

Outre les programmes de recherche en cours et le dépôt de projets ANR (e-commerce) ou européen (GDR « Transmar », des séminaires thématiques seront organisés au sein de l’axe au cours des deux premières années pour aboutir à l’organisation en année 3 d’un colloque auquel sera associée la publication à échéance d’un an d’un ouvrage collectif. La mise en place d’un séminaire régulier au sein de l’UMR destiné à poser des ponts avec les orientations de sous-axes de l’axe 2 est envisagée.

B.4. Rayonnement et attractivité académique, interaction avec l’environnement culturel, social et économique, formation à la recherche

Le rayonnement académique lié au grand nombre de publications et la dynamique dans l’organisation de la recherche national et régional ont permis et permettront l’intégration de la recherche menée au sein de ce sous-axe dans nombre de réseaux de recherche constitués lors de l’élaboration des projets indiqués ci-dessus. Il en est de même pour l’intégration aux projets élaborés par les collectivités territoriales et autres acteurs régionaux. La formation des étudiants à la recherche intervient dans le cadre des différents masters et en particulier de deux formations de l’université du Havre : Ingénierie Territoriale, Urbanisme et Politiques Publiques d’une part ; Espaces, Villes, Sociétés d’autre part.

Répartition des domaines d’activité Le rayonnement académique se situe à 40%, les 3 autres items à 20%.

C. LES ENJEUX PRIVILEGIES

C.1. Les liens avec le CNRS (contrats, réseaux, etc...)

Armelle Couillet, IE en poste dans l’UMR IDEES à partir de septembre 2015, sera en partie affectée au Havre sur la question de l’analyse quantitative des flux et transports. Le recrutement d’un chercheur en modélisation des transports apparait néanmoins à moyen terme comme une priorité. Il est actuellement compensé par une forte contractualisation et des partenariats (pôle de compétitivité nov@log par exemple).

C.2. Transdisciplinarité et transversalité avec les autres axes

Le projet CIRMAR est l’occasion de faire jouer les synergies entre les chercheurs de l’UMR (axes 1, 2 et 5) et les laboratoires (LITIS – Informatique) traitant des « masses de données » et le suivi des mobiles et ceux qui travaillent sur la géographie économique, l’économie maritime, la sécurité de la circulation et sur les Systèmes d’Information Géographique (SIG), thèmes représentés dans les trois équipes de l’UMR IDEES. L’observatoire du e-commerce et de la logistique supposera des collaborations de même nature afin de disposer des moyens nécessaires à la gestion de gros volumes de données (envois de colis). Des passerelles existantes avec les axes 2, autour des questions de mobilités, 4 sur les risques et l’accidentologie (ANR RED) et 5 sur la modélisation, devront être confortées.

Une troisième direction de travail émergente dans le sous-axe Identité, Constructions et des représentations collectives, dus originellement aux travaux des sociologues et, plus récemment, des anglicistes et des psychologues, a permis d’investir en profondeur la question spécifique des phénomènes de ségrégation et de discrimination liés aux processus de constructions identitaires (conséquences de l’exclusion des droits sociaux et des services de populations économiquement fragilisées, des politiques anti migratoires…) sous des angles et avec des méthodes variés. Cette évolution pose un pont naturel entre les orientations de recherche de ce sous-axe et celles du sous-axe 2.3 Politiques urbaines et Logement de l’axe 2 de l’UMR d’autant plus que, dans le cadre de ces études, la dimension régionale est importante.

L’intégration récente d’économistes au sein de l’UMR semble enfin un élément favorable à l’ouverture disciplinaire des travaux sur les questions d’identités tout comme le démarrage fin 2015 du programme de recherche sur la croisière piloté par un géographe (B.Lecoquierre) dans le cadre du GRR CSN (Culture et société en Normandie)