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Accueil du site > PROJET DE L’UMR IDEES

Projet de l’axe thématique 3 : santé-risque-parcours de vie

par Sophie de PEINDRAY d’AMBELLE - publié le , mis à jour le

A. PRESENTATION DE L’AXE

L’axe 3 maintenant nommé « Santé-Risque-Parcours de vie » s’inscrit dans la continuité de l’axe précédemment « Santé-Risque » pendant la période 2011-2015. Les travaux sont pluridisciplinaires, ils concernent la santé, le bien-être des personnes au cours de leur vie dans leur environnement et l’étude des risques liés aux interactions avec lui. La vocation de l’axe 3 est interdisciplinaire. Il est composé de géographes (11), de sociologues (9), de sciences de l’information et de la communication (2), d’un Historien (1) et d’un informaticien et médecin (1). Il comprend actuellement 6 doctorants et 2 post-doctorants.

A.1. Les personnes membres de l’axe

Porteurs de l’axe :

  • BONNET E. (MCF, U. CAEN), géographie
  • COLLOC J. (PR, U. LE HAVRE), informatique

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A.2. Les objectifs majeurs de l’axe (et sous axes)

L’axe 3 s’inscrit dans la continuité des travaux précédents concernant l’impact des risques sur la santé dans une approche systémique : un individu au cours de sa vie est un système complexe plongé dans un autre système complexe : son environnement. C’est bien l’étude des interactions de ces systèmes (des individus et des populations dans l’environnement culturel, social, territorial) qui constitue l’enjeu des travaux de cet axe (figure 2). La dimension temporelle est mobilisée pour modéliser, simuler, comprendre et expliciter les phénomènes étudiés. La confrontation des vues des différentes disciplines permettra de faire émerger un modèle global et des recommandations pour la prévention des risques, l’amélioration du bien-être des personnes de la période anténatale à la fin de vie. Les retombées scientifiques se traduisent par des outils d’observation (épidémiologie), des analyses spatio-temporelles (SIG) et des recommandations pour la prévention des pathologies et leur fardeau. Ces outils qui constituent des retombées livrables sont fondés sur des systèmes à base de connaissances en interaction avec les travaux menés dans l’axe 5.

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Les sous-axes s’inscrivent dans la continuité du précédent contrat. Le sous-axe Sociétalisation de la santé est remanié et doté de nouvelles approches thématiques et méthodologiques.

-  Spatialité, modélisation des maladies et des Risques qui concernent la géographie de la santé et la géographie des risques (cf 1.A). Il s’agit en particulier d’analyser des vulnérabilités des populations face aux risques sanitaires au Nord comme au Sud, d’identifier les déterminants socio-économiques et géographiques des faits de santé, d’étudier les épidémies négligées et émergentes avec une approche géographique et d’intégrer la dimension spatiale dans les interventions en santé mondiale.

-  Territorialité, Epistémologie en Santé Risques (cf. 1.B). Le concept de Big Data est émergent en épidémiologie. Il est en relation avec les systèmes d’information géographique (SIG) qui permettent d’acquérir, de stocker et de traiter les données géolocalisées et de proposer des scenarios d’évolution des pathologies dans la population, dans le temps et l’espace. Le sous-axe devra également mener des réflexions sur les aspects éthiques concernant l’utilisation du Big Data dans le domaine de la santé où les libertés individuelles sont menacées (figure 2).

« Sociétalisation » de la Santé et des risques (cf 1C) constitue le sous-axe qui comporte le plus d’évolutions. Ces travaux concernent :

-  la santé individuelle de chaque personne qui vit dans son environnement. En interaction avec lui, elle y laisse des traces et subit son influence et les risques liés à la dégradation éventuelle de l’écosystème : réchauffement climatique, chaîne alimentaire, les pollutions physiques (nucléaires, ondes,...), bactériologiques (virus, parasites, prions), chimiques (toxiques, nanoparticules...), génétiques (OGM, transgéniques), numériques. L’amélioration des soins pour chaque personne est liée au développement de l’assurance maladie et des technologies d’imageries, de dossier médical informatisé au service de la clinique, diagnostic, pronostic, thérapeutique, suivi thérapeutique.

-  la santé publique est améliorée par des mesures de prévention systématiques contre les maladies à grande échelle : vaccinations, dépistage des cancers, du SIDA, des maladies cardio-vasculaires, des maladies infectieuses, de la protection maternelle et infantile, des accidents de la circulation, les addictions, ... L’exploitation statistique des données médicales numérisées des patients améliore les connaissances des pathologies et des moyens de diagnostic et de thérapies.

-  En revanche, l’exploitation des traces numériques dans le domaine de la santé (BigData et santé) conduit à un profilage des patients à leur insu qui pose des problèmes éthiques. Il s’agit de proposer une approche interdisciplinaire pour concilier utilité pour la santé publique et éthique médicale.

B. LE PROJET SCIENTIFIQUE

Le projet scientifique repose sur l’étude des interactions des individus plongés dans leur environnement (figure 2). Certains chercheurs s’intéressent uniquement à la genèse de risques dans le monde, d’autres s’intéressent à la population, l’épidémiologie, à l’émergence des risques dans la société et à la santé dans les territoires, les peuples, les cultures. D’autres sont plutôt concernés par les aspects cliniques des personnes et de leur parcours de vie et de leurs interactions avec leur environnement et à l’impact des risques sur leur santé personnelle. Ces aspects se combinent et s’enrichissent mutuellement en vue de construire une vue plus globale à la recherche de propriétés émergentes, Les thèmes abordés sont les suivants :

-  Santé au travail, risques psychosociaux notamment dans l’enseignement et la recherche (Fanny Jedlicki)

-  Vieillissement, handicap, parcours de vie (Daniel Reguer), soins palliatifs, sédation, fin de vie (Emilie Legrand)

-  Modélisation clinique et systèmes multi-agents d’aide à la décision en médecine, ontologies médicales, modélisation des addictions, modèle analogique de décision clinique (Joël Colloc)

-  Handicap psychique, aphasie et Homme trace (Béatrice Galinon-Mélenec, Joël Colloc)

-  Les risques infectieux et les vecteurs, leur répartition spatiale, géographique et leurs déterminants émergents, leur dynamique (Alain Vaguet, Eric Daudé, Emmanuel Bonnet)

-  Big Data et santé, aspects médico-légaux et protection des données individuelles (Joël Colloc)

-  Le parcours de vie des individus et des populations, des états morbides qui en résultent (Sandra Gaviria), la souffrance au travail (Fanny Jedlicki), reprotoxicité et substances tératogènes, cancérogènes (Emilie Legrand)

-  La ségrégation socio-spatiale dans le cadre de la lutte contre le cancer (David Gaillard)

-  Les risques alimentaires Encéphalopathie Spongiforme Bovine (ESB), Organismes génétiquement modifiés (OGM) (Alexandre Geffroy)

-  Les risques naturels et l’interface Homme-milieu : le cas du ruissellement-érosif en domaine de grande culture (David Gaillard)

-  La vulnérabilité et les risques liés à la reconfiguration des transports urbains et la mobilité durable (Thierry St Gérand, David Gaillard, Fabien Guillot, Mohand Medjikane)

Ces thèmes de recherche montrent de fortes interactions. Il convient d’améliorer les synergies, le partage de modèles, de paradigmes et d’outils afin de renforcer la cohérence de l’axe et les coopérations au sein de l’axe et avec les autres axes de l’UMR.

B.1. Analyse SWOT

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B.2. Les projets futurs ou en cours qui seront prolongés

Concrètement, de nombreux projets actuels ou futurs alimentent cet axe :

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B.3. La prise en compte des critères suivants : le rayonnement et l’attractivité académique ; L’interaction avec l’environnement social, économique et culturel ; la formation à la recherche

L’axe 3 « Santé-Risque Parcours de vie » a pour vocation de continuer à publier dans des revues internationales à comité de lecture reconnues et d’amplifier son rayonnement international à travers les nombreux partenariats engagés en Afrique et en Asie notamment.

L’interaction avec l’environnement social constitue l’essence même du travail effectué dans cet axe qui est en forte interaction avec les populations du monde entier.

L’UMR IDEES est membre du Collège International des Sciences du Territoire (GIS CIST) et participe à travers certains de ces membres à l’animation de l’axe santé et territoire (co-responsabilité d’animation (E. Eliot), organisation de séminaires) sur les thèmes de l’axe (gouvernance des risques, pollution/santé, …). http://www.gis-cist.fr/axes-scienti....

La formation à la recherche se matérialise par l’intervention des enseignants-chercheurs de l’axe 3 dans des masters de recherche en SHS à l’Université du Havre, de Rouen et à Caen mais aussi dans des masters de recherche de sciences

C. LES ENJEUX PRIVILEGIES

C.1. Les liens avec le CNRS (contrats, réseaux, etc...)

Les liens avec le CNRS peuvent avoir lieu au travers du GDR CNRS INSERM STIC Santé dont l’UMR IDEES est membre et qui regroupe un grand nombre de laboratoires. Ce GDR est en cours de modification pour prendre la forme d’un GDR CARE qui prendra plus en compte la dimension bien-être et du parcours de vie en cohérence avec le projet d’axe 3. La recherche de partenariat entre le GDR CNRS INSERM STIC Santé et le GDR CNRS 3708 MaDICS (Masse de Données, Informations et Connaissances en Sciences) s’arculera avec les travaux menés conjointement dans les axes 3 et 5 de l’UMR.

C.2. La transdisciplinarité

Les travaux de l’axe 3 sont fortement pluridisciplinaires, ils intègrent des travaux de géographes, sociologues, sciences de l’information et des communications, sciences de l’éducation, médecin, informaticien en interaction avec les autres axes de l’UMR.

L’axe 4 en coopération avec des chercheurs de nombreux autres champs disciplinaires intéressés par la santé : les médecins, les chercheurs en génie biologique médical, Société Française de Génie Biologique et Médical (SFGBM) qui s’interroge sur les retombées éthiques des dispositifs qu’ils conçoivent et produisent pour la santé. Les juristes et les médecins légistes sont également des acteurs importants pour juger des aspects épistémologiques de l’usage du numérique et des Big Data en médecine.

L’axe 3 (Santé Risque Parcours de vie) est en relation entre l’axe COREMT (co-dirigé avec Joël Colloc) du e.laboratoire Homme-trace UNESCO (dirigé par Béatrice Galinon-Mélénec). Les thèmes plus particulièrement abordés sont les traces cognitives et les questions de la santé psychique.

Les projets OSCAR, DENFREE, PICMAC, ESCAPE font intervenir la coopération de nombreuses disciplines tant au niveau interne dans l’UMR IDEES (inter-axe) qu’au niveau externe avec des partenaires de communautés scientifiques nationales ou internationales.