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Accueil du site > PROJET DE L’UMR IDEES

Auto-analyse de l’unité

par Sophie de PEINDRAY d’AMBELLE - publié le , mis à jour le

Forces, faiblesses, dangers et opportunités

Forces

Pour le futur contrat quinquennal, les forces de l’UMR IDEES reposent sur plusieurs leviers :

-  la stabilité de son périmètre et de son projet, même les acteurs qui le mettront en œuvre sont considérablement renouvelés ;
-  la dynamique positive du nombre d’ITA pour accompagner notre projet, des contrats de recherche, et globalement une attractivité croissante ;
-  Un rôle structurant pour la recherche en Normandie appelé à se renforcer.

En effet, notre projet repose sur un périmètre d’équipe sans changement par rapport au précédent quinquennal, à l’exception de trois collègues économistes (deux au Havre et un à Rouen) qui souhaitent rejoindre l’équipe. L’organisation en 4 axes thématiques et un axe transversal demeure inchangée, et le mode de gouvernance, fruit d’un équilibre patiemment établi, sera dans ses grandes lignes conservé. Cependant, cette apparente stabilité masque une évolution importante.

Le changement de direction s’est opéré dans la sérénité (vote à l’unanimlité lors de l’AG du 26 mai 2015) et la nouvelle équipe de direction (Sophie de Ruffray, Clarisse Didelon et Fabien Lienard) offre un équilibre à la fois géographique (une directrice rouennaise, deux co-directeurs havrais) et disciplinaire (géographie et info-com). Cette équipe de direction possède aussi bien une forte expérience dans l’animation pluridisciplinaire de la recherche en Normandie que dans la contractualisation à l’international, notamment à travers des contrats européens. Le « tuilage » entre l’ancien et le nouveau contrat, s’est effectué et s’effectuera dans les mois à venir en parfaite entente entre Michel Bussi et Sophie de Ruffray. Ce projet a ainsi été rédigé « à quatre mains » dans le souci d’une continuité de « service à la recherche » la plus efficace possible. Ce changement s’opère aussi par le très fort renouvellement des responsables d’axes, suite notamment au départ en retraite de certains anciens porteurs (J.C. Bertin, M. Lesourd, P. Langlois, P. Thorez), ou à une simple volonté de changement pour des axes pilotés par le même porteur depuis plusieurs contrats (A. Vaguet pour l’axe « santé », T. Saint Gerand pour l’axe « complexité », B. Lecoquierre pour l’axe « transport »). Par nécessité, les animateurs des axes sont donc pour l’essentiel des Maitres de conférences (parmi les porteurs, seul J. Colloc, co-responsable de l’axe 3, est professeur), HDR (C. Didelon, F. Lienard ), en préparation d’HDR (E. Bonnet, P. Vidal) ou confirmés (S. Deprez, A. Brennetot, E. Saunier, P. Taillandier, L. Beauguitte, H. Steinmetz,), tous « gros publiants », déjà reconnus dans leur sphère scientifique, et motivés par la même ambition de dialogue transdisciplainaire, de dynamisme dans la recherche collective, et plus globalement d’imagination créative dans la co-contruction de nouveaux objets de recherches, héritages directs des anciens, et qui seront détaillés dans chaque projet d’axes.

Autre force, le nombre croissant d’ITA et de chercheurs dans l’unité (arrivée en 2014/2015 d’une IE en géovisualisation, d’un IR en modélisation mathématique, d’un CR 2 spécialiste de l’analyse de réseaux, qui s’ajoutent aux arrivées plus anciennes, depuis 2010), ainsi que le socle de contrats déjà obtenus et qui courent jusqu’en 2017 ou au-delà (ANR ACTEUR, ANR RED, ANR GéObs, ANR PUR…), et enfin les projets en cours (programmes H2020, nouvelle demande Isite). Ces assurances permettent de ne pas avoir d’inquiétude sur les ressources propres futures et sur la capacité de contractualisation, de pilotage d’évènements ou de réseaux scientifiques. En particulier, le pôle modélisation d’IDEES n’a jamais semblé aussi « puissant » et attractif : sans compter les enseignants-chercheurs, les contractuels et les doctorants intégrés à ce pôle, ce sont deux chercheurs, une chaire mixte CNRS, un professeur émérite, deux ingénieurs de recheche, un ingénieur d’étude, qui dialoguent au quotidien et se consacrent en grande partie au champ de la modélisation des systèmes complexes.

Enfin, la structuration des universités en Normandie, à partir de 2016, s’avère évidemment une chance pour l’UMR IDEES. On peut faire le pari que la recherche s’organisera en partie à cette échelle normande : financements régionaux, liens CNRS/Comue Normandie Université, montage de grands projets de recherche type Labex/Idex, travail avec la future MRSH de Normandie ou avec les structures fédératives actuelles (IRIHS, STENOR). Dans ce cadre nouveau imposé par la fusion des deux régions normandes en janvier 2016, l’UMR IDEES sera un partenaire privilègié, incontournable, et le plus souvent possible sera force de proposition. Cette évolution institutionnelle au cours du prochain contrat quinquennal pourra éventuellement amener à faire évoluer à moyen terme le périmètre des équipes s’intéressant aux Sciences du Territoire en Normandie. En ce sens, l’une des forces de l’UMR IDEES reste à la fois son association avec le CNRS (rare pour une équipe SHS) et le soutien fort de nos trois tutelles, Rouen, Le Havre, Caen.

Faiblesses

Néanmoins, l’UMR IDEES est également confrontée à quelques faiblesses dont certaines, structurelles, sont compliquées à faire évoluer, du moins à court terme. C’est le cas du faible nombre de chercheurs dans l’Unité (et dans une moindre mesure d’ITA). Avec deux chercheurs CNRS, l’UMR IDEES reste fragile (même si ce nombre de chercheurs a doublé pendant le précédent quinquennal, et même triplé si l’on considère l’obtention d’une chaire mixte CNRS !). Le recrutement de nouveaux chercheurs apparait comme une donnée aléatoire, même si les résultats au concours CR CNRS sont très encourageants, comme en témoignent le recrutement récent au CNRS d’un docteur issu de l’UMR IDEES (O. Tell, 2ème du concours CR2 en 2015, section 39) et le classement de docteurs ayant demandé leur affectation à l’UMR IDEES (J. Rivière, R. De Bercegol). Entre 4 et 10 docteurs demandent chaque année leur affectation à l’UMR IDEES pour le concours CNRS et nous ne doutons pas que cette attractivité puisse nous permettre d’accueillir un ou des chercheurs supplémentaires. L’IRD est une autre voix possible, plus ouverte aux MCF, et P. Taillandier et E. Bonnet ont tenté le concours en 2015.

Pour les cinq ans à venir, il serait souhaitable de connaitre une dynamique semblable à celle des cinq ans passés, à savoir un ou deux chercheurs titulaires supplémentaires, et un ou deux ITA (universitaires ou CNRS) supplémentaires. La prolongation de la chaire mixte de Patrick Taillandier au-delà de 2016 serait également un fort signe positif.

L’effort pour soutenir les publications internationales en langue étrangère devra être prolongé. Outre l’aide financière à la traduction, les premiers résultats des grands programmes internationaux contractualisés (comme DENFREE et AEDESS) vont mécaniquement entraîner plusieurs publications phares dans des revues internationales. Nous croyons également beaucoup à l’effet d’entrainement, et désinhibant, du portage de recherches collectives par des responsables d’axes tous très à l’aise avec la dimension internationale de la recherche, et habituels publiants et communiquants en anglais. L’effet de « génération », sans être systématique, apparaît lisible dans les pratiques de publications.

Le déséquilibre des effectifs entre les sites et les disciplines est une caractéristique structurelle de l’UMR IDEES, mais ne nous a pas empêchés depuis 20 ans de travailler ensemble. Si ce déséquilibre n’évoluera pas à court terme (une majorité de géographes dans l’équipe au regard de disciplines minoritaires (histoire, sociologie, info-com), une majorité de membres au Havre, et peu à Caen), il nous semble évident que le nouvel organigramme de gouvernance de l’unité renforcera encore les interactions entre disciplines et sites. On peut d’ailleurs retourner la faiblesse en force : si, dans cette configuration apparemment déséquilibrée, l’UMR IDEES n’a pas fait l’objet de « courants indépendantistes » (aucun membre des disciplines ou sites « minoritaires » n’a souhaité quitter l’unité), dans un contexte de structuration institutionnelle de la recherche à l’échelle normande qui le facilitait, c’est bien que cette « identité collective » et ce travail participatif donnent pleine satisfaction, même s’ils relèvent d’un défi permanent.

Enfin, la prise en compte de la parité devra être un critère à intégrer dans les futurs recrutements, notamment de professeurs, et à ce titre, les femmes MCF encouragées et aidées à soutenir des HDR. Le potentiel existe incontestablement au sein de l’unité.

Dangers

Les dangers sont la conséquence des constats précédents. Ils sont d’une part liés à l’évolution de la recherche sur contrat, et de plus en plus concentrée dans des pôles majeurs. L’UMR IDEES n’apparait pas l’équipe la plus menacée par cette évolution, comme le prouve l’alimentation de son budget en ressoures propres et son expérience dans la contractualisation ; mais néanmoins, cette évolution interroge, notamment dans une région proche d’une capitale, qui concentre les très grands équipements, les moyens exceptionnels et les lieux de pouvoir : les équipes parisiennes apparaissent potentiellement comme très attractives pour des jeunes docteurs ou chercheurs. L’échec en 2015 du projet Isite porté par l’ensemble de la Communauté Universitaire normande, en est un exemple. Nous pensons que deux stratégies doivent être menées en parallèle :

-  d’une part, œuvrer pour l’affirmation d’une recherche puissante à l’échelle de la Normandie, qui ne peut-être que transdisciplinaire, coopérative (intégrant tous les grands domaines de la science), et visant l’excellence (donc sur quelques spécialités fortes, dont la plupart sont présentes dans l’UMR IDEES : humanités numériques, modélisation, santé-risques, logistique.

-  D’autre part, favoriser l’animation et le pilotage actif de réseaux nationaux se réunissant le plus souvent à Paris et intégrant de grandes équipes françaises : les liens très étroits noués avec le CIST (Collège Internationale des Sciences du Territoire), l’UMS RIATE, l’ENS ULM, les UMR Géographie Cités et PRODIG en sont quelques exemples (4 CR, IR ou IE CNRS titulaires en poste à Géographie Cités et PRODIG ont été formés à IDEES, et participent ainsi à des coopérations devenues naturelles).

Cependant, cette stratégie reste dépendante de choix politiques qui dépassent l’UMR IDEES, et nous avons souvent déploré les retards dans la mise en oeuvre d’une politique scientifique normande commune, les crispations ou peurs locales, l’absence d’avancée concrète dans les procédures coopératives, qui ont pu pousser à avancer sans attendre (création de la fédération STENOR, collectif des 15 géographes). Dans cette perspective, les cinq ans à venir seront décisifs.

Opportunités

Néanmoins, à l’horizon 2017-2021, ce sont bien les opportunités qui dominent, et la période quiquennale qui s’annonce apparaît stimulante.

En effet, les années qui viennent peuvent se nourrir du bilan très solide de l’UMR IDEES, des réseaux actuellement en place (le renouvellement par le CNRS, en 2015, du GDRI ERU ; la création du GDR « analyse de réseaux en SHS », les deux E-lab-Unesco-Unitwin récemment créés), de l’expérience en organisation de colloques et en portage de programmes ANR et européens. Sur ce socle, l’UMR IDEES sera animée par une équipe de direction élargie et renouvelée, dans un contexte institutionnel où tout est à inventer et à négocier, tant sur le plan académique que de l’environnement socio-économique et culturel.

Dans ce contexte, les futurs recrutements d’EC, MCF et PR seront décisifs ; il est notamment difficile de prévoir l’avenir proche des MCF HDR les plus dynamiques au sein de l’UMR IDEES, dans un contexte budgétaire serré pour les trois universités. Cependant, même s’il est impératif de maintenir et même de renforcer le potentiel de recherche de l’UMR IDEES, sa taille fait qu’elle ne peut être mise en péril par le non renouvellement ou le redéploiment d’un ou de quelques postes au cours des cinq prochaines années. C’est finalement davantage pour les doctorants qu’il s’agira d’agir, pour leur assurer non seulement les meilleures chances de recrutement dans les grands organismes de recherche publique ou l’enseignement supérieur, comme ce fut le cas au cours des 5 dernières années, mais aussi par la diversification des valorisations possibles de la thèse, de l’intégration dans des réseaux internationaux à l’implication dans des recherches appliquées locales, les deux n’étant pas antinomiques, tout le projet de l’UMR IDEES vise à le démontrer.

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Comme il est précisé dans l’auto-analyse, le projet scientifique de l’UMR IDEES s’inscrit dans la continuité du précédent contrat quadriennal : son périmètre demeure inchangé, tout comme son organisation en trois équipes internes et cinq axes transversaux.

Le projet scientifique de l’UMR IDEES, comme son bilan, privilégie une approche transversale par axe thématique. Cette transversalité, réaffirmée et même renforcée pour le prochain contrat quadriennal, constitue la véritable plus-value de notre équipe. L’architecture générale des axes demeure la même mais les évolutions sont importantes pour deux raisons majeures :

-  -la première tient aux changements dans les intitulés qui précisent les positionnements scientifiques originaux de l’UMR à l’échelle internationale, nationale et/ou régionale ;

-  la seconde concerne le fort renouvellement des porteurs d’axes de recherche qui sont pour la plupart d’entre eux MCF-HDR et associent systématiquement deux disciplines différentes.

Ainsi, l’axe 1 « Environnements portuaires, transports, déplacements » constitue à la fois un des champs de recherches historiques de l’UMR IDEES en lien aussi avec le positionnement scientifique de l’Université du Havre et de la Région Haute Normandie sur les questions de logistique.

L’affirmation de l’échelle mondiale comme un enjeu fort pour l’UMR (recrutement de L. Beauguitte, HDR de C. Didelon, M. Rasse et A. Vaguet, chantier mondialisation) explique l’évolution de l’axe 2 autour de « Pouvoirs, Mondialisation et recompositions socio-territoriales ».

L’axe 3 « Santé risque parcours de vie » poursuit des travaux sur l’approche géographique des risques notamment sanitaires et ceux autour de la santé et du bien-être des personnes au cours de leur vie.

L’axe 4 « sociétés numériques » permet de conforter le positionnement de l’UMR dans une approche comparative des changements en cours dans toutes les sociétés (Nord/Sud) et la structuration en cours d’un pôle numérique des SHS en Normandie (pôle Numérique – Société - Territoire dans le cadre du projet I-SITE de la COMUE).

Enfin l’axe 5 « Modélisations, simulations, temporalités » poursuit son rôle pivot de recherches reconnues sur le plan national et international autour des processus de modélisation de systèmes complexes. Une réflexion autour des enjeux liés aux traitements des données et de l’intégration des temporalités longues sera menée.

Chaque projet d’axe est présenté à travers trois points essentiels :

- le positionnement de la thématique dans un contexte sociétal, scientifique et pluridisciplinaire (« objectifs généraux »)

- une analyse SWOT

- un programme scientifique précis (« projets et faits marquants envisagés), l’expérience prouvant que l’action collective dans les axes fonctionne bien lorsqu’elle est structurée sur projets. Ces projets peuvent à la fois porter des programmes en cours qui s’étendent au-delà de 2015 (c’est le cas des ANR ou des contrats européens), sur des réponses actuelles à des appels d’offres (projets ANR, H2020…) ou sur des actions nouvelles envisagées.

Enfin, les liens inter-axes seront renforcés au cours du prochain contrat quadriennal, notamment par le rôle structurant de quelques projets collectifs de grande ampleur. Suite à la présentation de chaque axe, un tableau synthétique propose une synthèse des relations de l’axe 5 avec les autres axes.

CONCLUSION : les transversalités entre les axes

Pour rendre plus lisible le projet de l’UMR IDEES et les transversalités entre axes, nous avons souhaité formaliser dans deux tableaux synthétiques.

D’une part :

-  les interactions entre tous les axes

D’autre part :

-  les interactions entre l’axe 5 et les 4 autres axes

Ces tableaux ne mettent pas seulement en évidence des thématiques communes, ou des concepts clés partagés, ils visent concrétement à citer un ou des programmes de recherche, plateformes de données, transfert de compétence, situés au carrefour de deux axes.

En effet, la plupart des enseignants-chercheurs appartiennent à plusieurs axes (cf organigramme), et l’intérêt est de croiser nos thématiques phares pour affirmer plus encore nos spécialités : par exemple, l’axe sociétés numériques sera croisé avec les transports pour les contrats novateurs sur le E-commerce, avec l’axe recompositions socio-territoriales pour interroger les effets des données géoréférencées issues des réseaux sociaux ou de la téléphonie mobile, avec l’axe santé pour traiter de « big datas » indispensables aux recherches en épidémiologie, mais aussi de contrôler les usages du développement de données sensibles localisées dans le domaine sanitaire.

Cette transversalité s’affirme plus encore par croisement de l’axe 5 avec les 4 autres, et notamment les deux premiers sous-axes.

La modélisation et la géosimulation trouvent des applications fortes et déjà largement valorisée dans le domaine des transports (sécurité routière), de la santé » (épidémies), des risques (crises majeures) des grands évènements métropolitains (« pulsations urbaines »), et continuera de s’étendre à d’autres champs déjà explorés (vote, E-commerce, étalement urbain etc).

Le nouveau sous-axe « Traitement des données, big data et open innovation », porté par Laurent Beauguitte, récemment recruté comme CR1, est tout aussi prometteur en termes de transversalité et se situe dans le prolongement direct de l’héritage scientifique de l’UMR IDEES : il concerne dès à présent des bases de données mondiales (cartes mentales et enquêtes sur les réprésentations), la téléphonie mobile, la logistique, les élections, mais les perspectives de développement sont nombreuses, en lien avec les réseaux de recherche nationaux et internationaux (GDR analyse de réseaux en SHS piloté par l’UMR IDEES, , S4, MAPS) et les TGE de l’INSHS.

Le troisième sous-axe, « temporalités » apparait pour l’intant plus exploratoire dans sa dimension transversale. Il s’agit cependant d’un questionnement important qui intègre à la fois les enjeux de changements globaux aux échelles mondiales (axe 2), d’innovation et de diffusion (axe 4), voir de déplacements (axe 1). Les recrutements seront en ce sens déterminants (capacité d’encadrementde thèses dans ce champ), ainsi que les collaborations avec des équipes proches (LETG-Caen Géophen, fédération SCALE.

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